engl. 

My Dog is My Piano, a sonic lecture-performance

 

One of them is quick, the other slow, one gulps down his food, the other one savours it, one of them is at the beginning of his life, the other one started her last quarter, one knows her ancestors of at least six generations, the other one is unaware until his grandparents, and both have metal ends in their bodies.
Tocki von Arnim and Bettina von Arnim live together in the same house. They do not speak the same language, they are hardly alike and yet, they have assembled.
In My Dog is My Piano, Antonia Baehr sketches a subjective acoustic portrait of the affinity between her mother and her dog: can the house they share be read as the music score of the stories of canine-human living together? What kind of language emerges from this long duet of everyday comings and goings, of these choreographies of affinities?

 

fr.

My Dog is My Piano, une conférence sonore

 

L'un est rapide, l'autre lente, l'un englouti sa nourriture, l'autre la déguste, l'une coud, l'autre se gratte, l'un est au début de sa vie, l'autre a entamé son dernier quart, l'une connaît ses ancêtres d'au moins six générations en amont, l'autre ignore jusqu'à ses grand-parents, les deux ont des bouts de métal dans le corps. Tocki von Arnim et Bettina von Arnim vivent ensemble dans la même maison depuis près de quatre ans. Tocki et Bettina ne parlent pas la même langue, ne se ressemblent en presque rien, et se sont pourtant assemblé(e)s. « My Dog is My Piano » trace un portrait acoustique et subjectif de l'affinité entre ma mère et son chien. Comment se parlent les deux ? Comment  les harmonies et dissonances de leur « patois », langage bricolé qu'uni et désuni ces deux êtres d'espèces différentes, vibrent-elles ? Comment la maison qui abrite leur vie commune porte-t-elle les traces de leur cohabitation, et celles de tous ces humains et chiens qu'elle a hébergé depuis son existence ? Puis-je la lire comme la partition des histoires de la vie commune canino-humaine, de ce long duo de va-et-vient quotidiens, de ces chorégraphies d'affinités ?